Révolutions anglaises
1642 - 1689
Les révolutions anglaises du XVIIe siècle transforment radicalement le rapport entre le roi et le Parlement. La première guerre civile (1642-1649) oppose Charles Ier, partisan du droit divin, aux parlementaires menés par Oliver Cromwell. Le roi est vaincu, jugé et décapité en 1649 — un régicide sans précédent en Europe. La république du Commonwealth, puis le Protectorat de Cromwell (1653-1658) échouent à établir un régime stable. La monarchie est restaurée en 1660 avec Charles II, mais les tensions reprennent sous Jacques II, catholique et autoritaire. La Glorieuse Révolution de 1688 résout la crise sans effusion de sang : Jacques II fuit, et Guillaume d'Orange accepte le trône aux conditions du Parlement. Le Bill of Rights de 1689 interdit au roi de suspendre les lois, de lever des impôts ou d'entretenir une armée sans consentement parlementaire. C'est la naissance de la monarchie constitutionnelle : le roi règne mais ne gouverne pas. Locke théorise cette révolution en affirmant que le pouvoir vient du consentement des gouvernés. Ce modèle inspire directement les révolutionnaires américains et français.
Points clés
- Guerre civile (1642-1651)
- Exécution de Charles Ier (1649)
- Glorieuse Révolution (1688)
- Bill of Rights (1689)